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„…Ich bin was ich bin. Dazwischen. Ein Widerspruch. Ich bin Jüdin und ich bin keine Jüdin. Ich bin Österreicherin, geboren in Frankreich. Ich möchte in Frankreich leben, aber ich kehre wieder nach Österreich zurück. Ich möchte auswandern, aber ich lebe hier, in Österreich…“

So etwa endete mein Buch „Familientreffen. Eine Spurensuche“, das vor achtzehn Jahren im Picus-Verlag erschienen ist. Wenn ich heute diese Zeilen lese, staune ich über die Hilflosigkeit der offenen Widersprüche. Die Suche nach einer klaren Identität war damals einer der Antriebe, die Geschichte meiner Eltern zu schreiben. Nun erscheint es mir nur folgerichtig, dass es selbst nach fast dreihundert Seiten keine eindeutige Antwort auf diese Suche geben konnte. Die Identitätsfrage ist nicht mehr wichtig. Es lebt sich ganz gut im Widerspruch. Jüdin zu sein (oder auch nicht) stellt kein Problem mehr dar für mich. Was vermutlich in gleichem Maße mit der allgemeinen Bewusstseinsstärkung innerhalb der jüdischen Gemeinden zu tun hat wie mit der selbstverständlich gewordenen öffentlichen Diskussion über die nationalsozialistische Vergangenheit.

„…Je suis ce que je suis. Quelqu’un dans un entre-deux. Une contradiction. Je suis juive et je ne suis pas juive. Je suis autrichienne, née en France. J’aimerais vivre en France, mais je reviens toujours en Autriche. Je voudrais émigrer, mais je vis ici, en Autriche…“

C’est avec ces mots, grosso modo, que j’avais clos la version allemande de „Nous étions indésirables en France. Une enquête familiale“, paru il y a 18 ans aux éditions Picus en Autriche. Aujourd’hui, lisant ces lignes, je suis surprise par le désarroi émanant des contradictions. Le besoin de définir clairement mon identité a fait partie des motivations qui m’ont conduite à interroger l’histoire familiale. Désormais, le seul élément qui m’apparaisse concluant est qu’il ne pouvait y avoir de réponse évidente, même après quelque trois cents pages. La question de mon identité n’a plus d’importance pour moi. On vit très bien dans la contradiction. Être juive (ou ne pas l’être) ne me pose plus de problème. Ce qui, probablement, est dû autant à une prise de conscience accrue au sein même de la communauté juive qu’à l’existence du débat sur le passé national-socialiste porté sans complexe aujourd’hui sur la place publique.